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Divine Lirurgie Orthodoxe

mercredi 30 mai 2018

Preparation a la Divine Liturgie: "Je suis Christ" - Père Aimilianos de Monastère Simonos Petra, Mont Athos, Grèce


Preparation a la Divine Liturgie:

"Je suis Christ"

par 

l’archimandrite Aimilianos de Simonos Petra

Notre rencontre de ce jour aura pour thème principal la Divine Liturgie. Cela ne veut pas dire que nous n’aborderons pas l’ensemble des offices, puisque la Liturgie en constitue une partie ; elle est le noyau, le cœur du culte. C’est la partie la plus accessible de nos offices. Nous y porterons une attention toute particulière car elle est nourriture, communion, action de grâces, fête commémorative, que nous célébrons unis mystiquement avec le Christ, avec la sainte Trinité. Tout le monde peut trouver sa joie dans la Liturgie, y communier et l’assimiler tout entière, non seulement sous la forme du pain et du vin. Cependant, bien qu’elle nous soit familière, la Divine Liturgie nous semble parfois difficile à comprendre. Nous allons donc tenter d’expliquer quelques-uns de ses éléments.

1.Écouter la parole de Dieu.

Que pouvons-nous faire pour vivre réellement la Divine Liturgie ? La condition fondamentale à sa compréhension est le travail préparatoire, qui s’effectue par la lecture préalable de l’Évangile du jour. Maintes fois je suis obligé de me battre pour convaincre les prêtres et les diacres de lire l’Évangile avant la Liturgie. Et si je leur demande s’ils l’ont lu, leur réponse est un " oui ", qui signifie : " Je l’ai regardé ; il se trouve à telle page. " Ce n’est pas du tout ce que j’entends lorsque je dis de se préparer avec la lecture de l’Évangile.

Le prêtre et le diacre ont toute possibilité d’ouvrir la sainte Écriture soit après l’Hexapsalme, soit après le " kairos ", alors qu’ils sont seuls dans le sanctuaire. Plaçant le Christ devant eux, ils seront à même de recevoir ce que celui-ci veut leur dire : " Voici, le Christ m’appelle " (cf. Mc 10, 49 ; Jn 11, 28) ; il veut me parler. Le Christ et moi sommes en présence l’un de l’autre. Ne considérons jamais l’Évangile comme une simple péricope du jour, qu’il nous faut lire pour la forme. Car, en agissant ainsi, avant même que la Liturgie ait lieu, nous signons son échec. Si l’Évangile ne nous parle pas, la Liturgie nous laissera totalement insensible.

Qu’est-ce que l’Évangile ? C’est la sainte Écriture dans sa totalité, c’est la révélation de Dieu. Dieu s’est manifesté à des hommes revêtus de l’Esprit Saint, lesquels, poussés par l’Esprit, écrivirent ce que Dieu leur révélait, et que les Évangélistes ont transmis à travers les siècles. L’événement que décrit l’Évangéliste, devient pour moi un événement personnel : j’ai maintenant, en le lisant, une révélation ; le texte est une parole révélatrice. La révélation n’est pas ce que je lis, c’est ce que le Christ lui-même me dit quand je lis la parole.

L’Écriture, le Psautier, tous les livres saints accentuent le fait que les idoles n’ont pas d’oreilles, ni de bouche, ni d’yeux (cf. Ps 113, 12-14 ; 134, 15-17 ; Sg 15, 15). Le Christ, lui, possède une bouche, des oreilles et des yeux. Par conséquent, il voit, il entend, il répond à mon attente.

Lire l’Évangile équivaut à placer le Christ devant soi, à lui demander quelque chose de nouveau, une parole pour le jour présent, une parole dont le contenu sera pour moi une révélation personnelle, laquelle remplira mon esprit, ma pensée. Comme vous le concevez, notre esprit doit rester vide et sans distraction, pour être sensible au souffle divin et accueillir le Saint-Esprit. En quelque sorte, l’Évangile du jour deviendra mon propre évangile. C’est très facile. Tout dépend de ma préparation et de ma réceptivité.

Par conséquent, quand je dis : " Je vais lire l’Évangile ", cela signifie : Qu’est-ce que j’ai à entendre de Dieu aujourd’hui ? Que va-t-il me dire ? Alors mon cœur se remplit, premièrement, des sentiments qui sont en rapport avec le mystère révélé par la Parole, car l’Évangile rend présent le Dieu qui s’y manifeste. Ou bien j’obtiens que le Christ se révèle maintenant à moi, et me communique, aujourd’hui, un message nouveau, qui deviendra le contenu de mon cœur, de mes sentiments, lequel constituera ma douceur.

Deuxièmement, l’Évangile donne un contenu à mes décisions. Chaque Liturgie est un martyre, une mort, une participation à la vie du Christ. Nous touchons donc les franges du vêtement du Christ. Si une hémorroïsse (Mt. 9, 20-22), un publicain (Lc 5, 27-28) ont pu, en touchant le manteau de notre Seigneur, en recevoir la force, il est impensable que nous, nous ne puissions la recevoir, parce qu’elle signifie pour nous de nouvelles décisions. Ces décisions ne se prennent pas intellectuellement, elles germent dans le cœur, dans les profondeurs de notre conscience. Ce sont elles qui m’amènent à " oser, en toute assurance et sans encourir la condamnation, t’appeler Père ". Sans cette assurance, personne ne peut adorer Dieu. J’acquiers de l’assurance équivaut à dire " Je suis pécheur, je suis un être coupable. "

En prenant une nouvelle décision, immédiatement, je sépare mon mauvais moi de celui que je

vendredi 25 mai 2018

Pour nous l’Église c’est le peuple, le prêtre célébrant et le saint Autel, c’est-à-dire la Divine Liturgie


HAVE FAITH - ORTHODOXY


Père Stéphane Anagnostopoulos:

Pour nous l’Église c’est le peuple, le prêtre célébrant et le saint Autel, c’est-à-dire la Divine Liturgie. 

La Divine Liturgie n’a été élaborée ni par les gens ni par les Apôtres; c’est pourquoi, elle est un grand Mystère, incompréhensible, indicible, inégalable, le plus divin, établi par Notre Seigneur Jésus -Christ lui- même, le soir du jeudi saint. C’est donc en continuant ce mystère immaculé que l’Église célèbre la Divine Liturgie. La sainte eucharistie est encore un sacrifice, par lequel le sacrifice de la Croix de Jésus-Christ se continue de façon non sanglante. Nous y participons tous, en tant que peuple de Dieu, prêtres et laïcs. Ainsi, la Divine Liturgie constitue aussi une communion des fidèles, une communion au Corps et au Sang du Christ.

Source:

https://www.scribd.com/doc/264379276/PROTOPRESBYTRE-STEPHANE-ANAGNOSTOPOULOS-VIVRE-LA-DIVINE-LITURGIE-pdf

mercredi 16 mai 2018

Vivre la Divine Liturgie - Père Stéphane Anagnostopoulos - Avant propos à l'édition française


PROTOPRESBYTRE STÉPHANE ANAGNOSTOPOULOS

VIVRE LA DIVINE LITURGIE

La divine liturgie orthodoxe interprétée et

commentée selon la Tradition et les expériences de

nombreux prêtres, moines et laïcs orthodoxes

LE PIRÉE 2011

Traduit du grec
par l’archimandrite

Éphrem Triantaphyllópoulos
Vicaire Général du Saint Évêché de Sissánion et de Siatista
CP 503 00 Siatista, Grèce.

Tél. 00302465021365 ou 00306977179788 mob.
Fax : 00302465021204

Source:

https://www.scribd.com/doc/264379276/PROTOPRESBYTRE-STEPHANE-ANAGNOSTOPOULOS-VIVRE-LA-DIVINE-LITURGIE-pdf

AVANT PROPOS À L’ÉDITION FRANÇAISE

C’est avec une joie en Jésus-Christ très profonde et pour la gloire de notre Dieu Trinitaire que nous donnons l’autorisation de traduire en français notre ét ude modeste, «Expériences Liturgiques».

Cette analyse de la Divine Liturgie offre aux pieux lecteurs, non seulement quelques connaissances de base, mais aussi l’expérience vécue, dans l’histoire, du sacrifice sur la Croix du Fils et Verbe de Dieu qui s’est incarné «du Saint-Esprit et de la Vierge Marie», en la Personne de notre Sauveur Jésus-Christ.

Les orthodoxes de partout, de toutes les nations et de toutes les langues, qui participent au sacrement suprême de la sainte eucharistie avec crainte de Dieu, un vrai repentir, une foi fervente et un amour agissant, c’est-à-dire dignement, sont divinement changés et incompréhensible ment transfigurés, car ils communient «au Corps et au Sang du Christ pour la rémission des péchés et la vie éternelle».

Et alors …

C’est le débordement de la grâce divine!

C’est la plénitude de l’amour divin!

C’est la fête céleste et splendide!

C’est l’éclat spirituel et l’allégresse divine!

C’est l’embellissement angélique de l’âme!

Le fait que notre nature pervertie, déchue, se mêle à l’âme de Jésus-Christ, le Dieu-Homme et que notre corps misérable, notre sang souillé par le péché et notre intellect enténébré se mêlent à son Corps tout saint, à son Sang immaculé et à l’Intellect infini de la Divinité de triple éclat, constitue un grand miracle, un miracle inouï!

Tout cela n’est qu’une expérience; c’est la manifestation de la vie, de la puissance, de la lumière, non seulement dans la vie ascétique des saints de l’Église Orthodoxe, mais aussi chez des prêtres serviteurs du Très-Haut œuvrant dans le monde et, en outre, chez certains fidèles chrétiens orthodoxes qui aiment Dieu, qui ont revêtu la robe de la sainte humilité et que transfigure sans égarement l’observation des commandements.

Ce miracle rédempteur témoigne de la venue de la Divinité Trinitaire dans notre cœur, selon la parole évangélique «nous viendrons à lui et nous établirons en lui notre demeure».(Jean 14, 23)

Je souhaite humblement que le cœur de tout prêtre célébrant orthodoxe (de quelque rang qu’il soit), français ou francophone, devienne un buisson ardent par le feu de la Divinité et qu’il vive en même temps l’union incompréhensible entre l’Autel céleste et l’Autel terrestre en une unité indivise, car il n’y a qu’un seul troupeau et qu’un seul berger, notre Seigneur, le Christ !

Je souhaite aussi que tout chrétien orthodoxe qui participe à la Divine Liturgie et qui communie aux Saints Mystères, vive de toute son âme et de tout son corps la descente du charbon ardent du Saint-Esprit qui lui offre, par la grâce, la rémission des péchés, la délivrance et la sanctification afin que son cœur crie triomphalement «Abba, Père». Priez pour moi, prêtre pécheur Stéphane, pour ma femme Hélène, mes enfants, mes petits enfants et mes arrière-petits-enfants.

Chers frères et sœurs,

recevez tout mon amour en Christ,

Protopresbytre Stéphane Anagnostópoulos