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Divine Lirurgie Orthodoxe

mercredi 24 août 2016

L'Ange et l'erreur du Prêtre - Père Stéphane Anagnostopoulos



FRANCE DE MON CŒUR

ORTHODOXIE


L'Ange et l'erreur du Prêtre

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DIVINE LITURGIE ORTHODOXE

Au centre de la patène, on place «l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde» (1 Jean 1, 29), notre Seigneur Jésus-Christ. La très sainte Mère de Dieu se place à droite de l’Agneau (à gauche par rapport au prêtre.) Les neuf parcelles des saints se placent à gauche de l’Agneau (à droite par rapport au prêtre). Ensuite, on place la parcelle de l’évêque de l’église locale en dessous de l’agneau et puis les parcelles des vivants et des défunts commémorés. Le récit instructif ci-dessous en témoigne.

Un prêtre très pieux vivait dans un monastère; (cet événement m’avaitété raconté par l’estimé bienheureux père Gabriel, ancien du saint monastère Dionysíou, au Mont Athos.) Ce prêtre n’était pas fort instruit mais il était un grand combattant spirituel et d’une foi vivante. Bien qu’il souffrait d’hémorragie, les veines de ses pieds étant faibles, il restait longtemps debout devant l’ autel de la
proscomidie. Maintes fois, on voyait le sang couler par terre tandis que lui, debout, continuait à
commémorer de nombreuses personnes, ce qui lui prenait beaucoup de temps. Il avait l’esprit de sacrifice jusqu’ à la fin de sa vie ; il était même mort juste après avoir terminé la célébration de la Divine Liturgie.

Comme il était peu instruit et à cause, pour ainsi dire, d’un malentendu, il ne plaçait pas cor
rectement les parcelles sur la Patène.

Quand le célébrant y place la parcelle de la Toute Sainte Mère de Dieu, il
dit: «La Reine s’est présenté à ta droite…». Ce prêtre donc d’âge avancé, au lieu de placer la parcelle de la Vierge à la droite de l’Agneau, la plaçait à gauche, prenant la gauche pour la droite par rapport à lui-même; il plaçait pour ainsi dire les parcelles à contresens.

Un jour un évêque s’est rendu au saint monastère pour l’ordination d’un diacre.  

Au moment où l’ on chantait les laudes, l’évêque est entré dans le  sanctuaire, s’ est revêtu de sa tenue épiscopale et puis s’ est dirigé vers l’ Autel de la préparation pour y continuer seul
les commémoraisons, le prêtre ayant déjà accompli la préparation jusqu’à
 un certain point.

L’évêque a alors observé que le prêtre avait placé les parcelles à contre sens. 

--Tu n’as pas mis correctement les parcelles, mon père, lui dit-il.

Viens ici, père. Il faut placer la parcelle de la Vierge par ici et les parcelles des saints par là. Personne ne te l’a jamais dit? Personne ne t’a jamais vu le faire?

Non, mon révérendissime! a-t-il répondu. Je célèbre la liturgie tous les jours mais l’ange qui me sert et me suit de près, ne m’ en a rien dit.  Excusez-moi d’avoir fait une telle fa ute, parce que je suis illettr é; dorénavant, je ferai attention. 

--Qu’est-ce que tu dis ? Qui te sert ici ? luia demandé l’évêque. N’est-ce  pas un moine qui te sert? 

--Non, c’est un ange du Seigneur.

L’évêque s’est tu. Qu’aurait-il dire ? Surpris, il a compris qu’il avait devant lui un prêtre saint. 

Après le repas de midi, l’évêque a salué l’ancien et les autres moines et est parti.  

Le lendemain, il faisait encore nuit quand le vieux prêtre est entré dans le  sanctuaire pour commencer la proscomidie; l’ange du Seigneur est descendu et a remarqué que le prêtre avait placé les parcelles correctement. 

--Très bien père! Maintenant tu les as bien placées! 

-- Oui mais toi, tu voyais ma faute depuis tant d’années! Pourquoi ne m’en as-tu rien dit afin que je me corrige? 

-- Oui, je la voyais, mais moi je n’ai pas un tel droit. Je ne suis pas digne de corriger un prêtre; Dieu m’a chargé de le servir. Seul l’évêque a un tel droit! [notes personnelles de l’auteur].

Quant à nous, nous nous melons de la vie des prêtres, nous les critiquons, nous les blâmons, nous faisons des commérages à leur détriment et nous les condamnons. Dorénavant soyons attentifs lorsque nous parlons d’un prêtre quel qu’il soit.

Le point central de la Divine Liturgie est le grand événement inégalable et insaisissable du Changement du pain et du vin en Corps et en Sang du Christ et on doit l’accepter en silence. Que les chantres se taisent un peu,  pour que les fidèles puissent intérioriser cet événement au moyen de ce silence éloquent qui parle à ce moment-là dans leurs cœurs, avec beaucoup  plus de clarté que toute autre chose.

Source:


Père Stéphane Anagnostopoulos

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